[25] Exploring
Le samedi matin, à 7h30, il faisait déjà très beau.
Et moi, j’avais pas super bien dormi.
Mais tant pis. J’ai enfilé mes chaussures de marche, mon sac à dos, avalé un muffin au chocolat et une tasse de thé sortie du thermos, et je suis partie.
L’arrêt de bus était juste en face de l’auberge, donc ça, c’était pratique.
Et je suis partie pour environ 4h de trajet.
Avec arrêt à Stirling (où que Mel Gibson William Wallace, il a botté les fesses aux anglais).
C’était pas facile de prendre des photos dans le bus, mais il y avait du paysage magnifique, de l’autre côté de la vitre.

Y’avait aussi des gens qui lançaient des oeufs sur le bus. (coutume locale ?
)
Et puis y’a une grand-mère qui s’est assise à côté de moi.
Et qui a commencé à parler. A moi.
Et croyez moi, l’accent écossais, le vrai, pas celui qu’on entend dans les films, et ben c’est impossible à comprendre.
J’arrivais à déchiffrer un mot sur 10, mais le reste, c’était de l’approximation.
Donc j’ai essayé de me débrouiller avec des “Huhu” et des hochements de têtes, mais vraiment, on a pas l’air bête, sur le coup.
En tout cas, la grand-mère semblait très sympathique.
Au final, vers 12h, je suis arrivée à Oban, qui est à l’opposé d’Edinburgh (Côte ouest/Côte Est).
Oban est un petit port très mignon, qui sert de départ pour les ferries qui font la connection avec les petites îles.
Ca sent le poisson partout, et y’a plein de mouettes.







Je me suis baladée pendant deux bonnes heures, et ensuite, j’ai repris le bus direction Edinburgh (fallait bien…) Et j’ai pu prendre quelques autres photos en route.
Comme en passant le long du Loch Awe.


(Oui, oui, il faisait vraiment beau, ce jour là. Pas une seule goutte de pluie, et on devait avoisiner les 20°
)

Le bus s’est arrêté à Tyndrum, petit patelin paumé, et fallait attendre 5 minutes pour le prochain pour Edinburgh. Ou une heure.
J’ai choisi d’attendre une heure, et d’aller me balader avec mes pannetons pendant ce temps là.

(La vieille maison abandonnée, qu’elle me plairait bien, à moi… Enfin, je dis ça…)



Et après passage à la station-service/restaurant/café/épicerie/magasin de souvenirs pour chercher de l’eau, j’ai repris le bus, pour arriver vers 19h à Edinburgh.
Et j’ai décidé de tenter le pub. Huhu.
Et vu que y’en avait un juste à côté, c’était pas dur. (En même temps, là-bas, y’en a un à tout les coins de rues, donc… ce serait être de mauvaise foi que de dire “C’était trop loin”).
Le problème, c’est que les anglais écossais britanniques sont très stricts en ce qui concerne l’alcool… et les jeunes.
Et que si t’a moins de 18 ans, tu ne rentres pas. Même si c’est pour un jus d’orange. Non, mon ami, tu reste dehors, et tu va t’en acheter un chez l’épicier du coin, juste là.
Bref, techniquement parlant, ça ne devrait pas me poser de problème, vu que j’ai dépassé la date de péremption depuis un an et demi.
Sauf que c’est pas encore marqué sur ma tête.
Et que la carte d’identité, les amis, j’ai du la sortir.
Plusieurs fois.
Ajoutons à ça que c’est de la carte d’identité française, il faut le temps qu’ils comprennent où que c’est, la date de naissance. Et après, faut faire le calcul. (J’ai de la chance, encore, je suis de 1990, c’est facile à calculer
)
Bref, cette formalité passée, le pub, c’est très sympathique.
Au lieu des matchs de foot, ils passent les championnats du monde de fléchettes.
Et croyez-moi, c’est beaucoup plus passionnant à regarder.
Et la bière n’est pas mauvaise non plus (oui, j’ai testé, parce que quand même, mais non, vraiment, je ne suis pas rentrée à quatre pattes à l’auberge.)
Bref, le samedi, c’était une journée chouette.
