[22] Flying away…

•août 2, 2009 • Laisser un commentaire

C’est qu’il faut bien commencer par quelque part.

Donc, commençons.
Je suis partie le 22 au soir, de cette merveille qu’est l’aéroport Charles-de-Gaulle. Et non, ils n’aèrent pas au porc.
(Pardon, mais à force, il fallait que je la sorte.)

Bref, après la queue de l’enregistrement, je présentais mon billet au gentil monsieur, et je me rendis compte avec terreur que ma valise pesait déjà 20,1kg alors qu’elle n’était que pleine au 2/3.
C’était effroyable dans le sens où, voyageant avec Easyjet, mon bagage en soute ne doit pas peser plus de 20kg.
Sinon, c’est 20€ pour bibi à dépenser en plus.

Enfin, bref. Il a laissé passé. Gentil le monsieur.

Et voilà donc Grid delesté de sa (lourde) valise, partir à l’aventure dans l’aéroport. Décidée à ne dépenser aucun argent avant d’être sur le sol écossais, je n’ai, en fait, que visité les toilettes.
Où j’ai mouillé ma carte d’embarquement.

Grid-la-quiche, premier épisode.

Après avoir fait sécher la dite carte pendant 5 minutes sous le sèche-main qui marchait pas si bien que ça, je suis allée directement aux portails de sécurité, décidée à ne plus faire preuve de cruchitude.

Où je suis passée sans aucune encombre. (Venant de ma part, c’est extraordinaire. A côté de ça, voir un Yéti, c’est de la pisse d’âne. Normalement, je bippe toujours aux contrôles de sécurité.)

Ensuite, me suis trouvé un joli petit coin près d’une fenêtre pour attendre l’embarquement. Et j’ai sorti mon bouquin. Et j’ai lu.
Vu qu’il pleuvait dehors, y’avait rien à regarder.

Ensuite, y’a eu la queue de l’embarquement, l’embarquement, le trouvage de place dans l’avion (à côté du hublot, youhou ! Au niveau des ailes, re-youhou ! Si c’est pas de la place parfaite, ça…), et pour finir, les consignes de sécurité. Qui commencent par “Dans le cas hautement improbable d’un atterissage d’urgence…”.

Sais pas pourquoi, ça m’a toujours fait rire. Bref.

Ensuite on a décollé, pour se retrouver dans des nuages tout gris accompagnés d’une bonne dose de turbulences. Genre l’avion, il fait un peu chariot de fête foraine sur le grand huit. Sauf que c’est un peu moins drôle. Et le monsieur à côté de moi, ben en fait, il avait pas l’air de trouver ça drôle du tout. Et quand il a pu, il s’est jeté sur la première petite bouteille d’alcool que l’hôtesse avait en stock.

Mais sinon, après les turbulences, quand le monsieur pilote est monté bien haut, on voit ça. Et ça vaut le coup d’avoir supporté les turbulences.

Et puis on a fini par à arriver à Edinburgh (en passant au dessus de champs tout verts, et de la mer toute bleue. Hum). Et même qu’il faisait beau. Enfin… Il ne pleuvait pas, quoi. J’ai récupéré la valise (toujours lourde), et l’ai trainée jusqu’au bus pour rejoindre le centre.

Il était 23h00, heure locale. Minuit pour moi. Et j’avais faim. Donc j’ai mangé dans le bus (merci maman pour les provisions :P ). En surveillant vaguement les noms des rues sur le côté, parce que le chauffeur roulait comme un dingue et n’annonçait pas les arrêts.

J’ai juste failli louper le mien.
Juste.
Hum.

Après j’ai cherché l’auberge de jeunesse. J’ai attendu 10 minutes qu’on vienne m’ouvrir. Et ensuite, un peu plus tard, j’ai rejoint ma chambre. Où même que j’ai trouvé un lit en bas.
Après, j’ai dormi.

[23] Discovering…

•août 1, 2009 • Laisser un commentaire

Si on reprends mon article précédent, je dormais.
J’avais l’intention de dormir jusqu’à 8h00.
Quand même.

Mes compagnes de chambre, que je n’avais même pas vu proprement, d’ailleurs (elles dormaient quand je suis arrivée), ont coupé court à ces plans.
Vu qu’elles se sont levées à 6h30.
Hmmph.

J’ai trainé un certain temps au lit, quand même. Vu que j’avais la chambre pour moi toute seule, désormais. Et puis j’ai fini par me lever.
J’ai découvert que la salle de bain était mixte. Assez soudainement.
(Et non, je n’étais pas en sous-vêtements entrain de chanter avec mon tube de dentifrice comme micro. Je me brossais les dents. Mais ça choque quand même.)

Ensuite, je me suis brulée la bouche avec le thé “assez” chaud. Et vu que je n’avais pas encore compris comment diable marchait le grille-pain (cette révélation est venue quelques jours plus tard), j’ai mangé mon pain pas grillé.
Mais c’était quand même bon.

Et puis, je suis partie à l’aventure (compagnons…).
A pied, avec mon sac-à-dos.
J’ai été à deux doigts de me faire écraser plusieurs fois, vu que je regardais du mauvais côté de la route avant de traverser.
Au bout d’un moment, j’ai fini par m’y faire.

J’ai remonté tout Princes Street, qui contient tout ce qu’on peut vouloir trouver en matière de magasins.
J’ai mentionné que c’était la dernière semaine des soldes ? Non ?
Bon, ben, voilà. Pas besoin de faire un dessin :)

Après, j’ai été faire ma carte de bus, pour pouvoir voyager libremeeeent. Et j’ai mangé.
Et j’ai attaqué Old Town.
Qui est devenu le quartier où j’ai trainé quasiment tout le temps, vu que c’est magnifique.

Y’a tout pleins de petits passages, les “closes“, avec de très vieilles maisons.

Ensuite, me suis dirigée vers la Cathédrâle St-Gilles, qui est le long du Royal Mile (la grande rue qui relie le Palais de Holyrood, demeure de la Reine quand elle est en vacances, au Chateau d’Edimbourg. Rue qui fait un Mile écossais, qui est donc plus long que le mile anglais de 712 pieds… Sont fous, ces gens…)

Ah, et j’ai oublié de dire. Il faisait beau. Très très beau. Et vu que normalement la météo annoncait “pluie pluie pluie”, et bien, j’étais surprise. Mais contente.


(pris un peu rapidement et sans cadrage, vu que “normalement”, y’avait pas le droit aux photos)

J’ai repris ensuite l’exploration des Closes, et je suis tombée sur celle de la Lady Stairs, qui formait une petite place très agréable.

Ensuite, j’ai laché le plan, et j’y ai été au pifomètre :D (et sans me perdre)

Et j’ai fini par trouver le Chateau, qui domine la ville sur son gros rocher. Je sais pas de quoi il a l’air à l’intérieur (l’entrée était un chouilla trop chère pour mon budget…), mais en tout cas, de l’extérieur, c’est très imposant.

Ensuite, il s’est mis à pleuvoir, donc j’ai rangé l’appareil et sorti l’imperméable.
Et passé le reste de l’après-midi à faire les magasins.
Huhu. :P

J’ai pas mal marché ce jour là, mais ce qui est pratique avec Edinburgh, c’est que le centre est assez compact, et qu’on peut voir un peu tout sans avoir besoin de faire des kilomètres. Le seul inconvenient, c’est qu’il y a beaucoup de montées/de descentes/d’escaliers, donc ça fait les mollets :D

[24] Getting wet

•juillet 31, 2009 • Laisser un commentaire

Quand je me suis levée le vendredi matin, tout gris qu’il faisait.
Après avoir mis les lentilles-qui-éclairent-sensiblement-la-vue, je me suis rendue compte que ce n’était pas seulement gris, mais c’était surtout pluvieux.

Bien pluvieux.
“Un temps normal”, qu’il dirait, l’écossais local.

Alors vu qu’honnêtement, je n’avais pas envie de marcher sous la pluie, j’ai visité le cinéma local. Et comme ils faisaient des séances en matinée à seulement £4,70, c’était très bien.
Donc j’ai vu Harry Potter en VO.
Dans une grande salle avec pleins de place pour les jambes, devant (1,20m ! On devrait avoir ça chez nous aussi). Et le monsieur qui prenait les billets, il était en kilt.
Ces gens sont fantastiques.

Ensuite, j’ai rejoint le centre ville en bus (il pleuvait toujours, et y’avait du vent en plus), et je me suis occupée de divers aspects pratiques pour le reste de mon séjour (billets de bus pour aller me balader dans les Highlands, et billets d’entrée pour le “festival” des clans écossais).

Après, j’ai pris un autre bus pour aller au bord de la mer. A Portobello Beach.
J’étais pas sûre de descendre, parce que… il pleuvait toujours.
Mais miracle, quand on est arrivé à Portobello, y’avait un mince rayon de soleil qui sortait.
Alors je suis descendue, et me suis baladée.

(Oui, j’ai ramassé des coquillage et des galets. :D )

J’ai bien aimé Portobello Beach. C’est très reposant et tranquille, et joli. Par contre, la marée monte vite.

Et quand je suis repartie, il s’est remis à pleuvoir :D

Le soir j’ai testé un petit café qui était à deux pas de l’auberge de jeunesse, et c’était très sympathique. De la musique, des fauteuils dans tous les coins.
Par contre, là-bas, point de serveur qui vient prendre votre commande. Il faut aller au comptoir pour commander et payer tout de suite.
Au moins, on a pas à attendre 3h que le serveur apporte l’addition. Ou s’aperçoive de votre présence.
C’est plutôt pratique, mais faut le savoir, sinon on attends un certain temps, pour rien :D

Et j’ai tenté de me coucher tôt, vu que le lendemain, j’avais prévu ma “grande” excursion dans les Highlands, et que je devais me lever tôt pour attraper le bus.

Sauf que pour dormir, ça n’a pas été de la tarte, vu qu’une des occupantes de la chambre… ronflait. Et ronflait fort.

[25] Exploring

•juillet 30, 2009 • Laisser un commentaire

Le samedi matin, à 7h30, il faisait déjà très beau.
Et moi, j’avais pas super bien dormi.
Mais tant pis. J’ai enfilé mes chaussures de marche, mon sac à dos, avalé un muffin au chocolat et une tasse de thé sortie du thermos, et je suis partie.

L’arrêt de bus était juste en face de l’auberge, donc ça, c’était pratique.
Et je suis partie pour environ 4h de trajet.
Avec arrêt à Stirling (où que Mel Gibson William Wallace, il a botté les fesses aux anglais).
C’était pas facile de prendre des photos dans le bus, mais il y avait du paysage magnifique, de l’autre côté de la vitre.

Y’avait aussi des gens qui lançaient des oeufs sur le bus. (coutume locale ? :? )
Et puis y’a une grand-mère qui s’est assise à côté de moi.
Et qui a commencé à parler. A moi.

Et croyez moi, l’accent écossais, le vrai, pas celui qu’on entend dans les films, et ben c’est impossible à comprendre.
J’arrivais à déchiffrer un mot sur 10, mais le reste, c’était de l’approximation.
Donc j’ai essayé de me débrouiller avec des “Huhu” et des hochements de têtes, mais vraiment, on a pas l’air bête, sur le coup.
En tout cas, la grand-mère semblait très sympathique.

Au final, vers 12h, je suis arrivée à Oban, qui est à l’opposé d’Edinburgh (Côte ouest/Côte Est).
Oban est un petit port très mignon, qui sert de départ pour les ferries qui font la connection avec les petites îles.
Ca sent le poisson partout, et y’a plein de mouettes.

Je me suis baladée pendant deux bonnes heures, et ensuite, j’ai repris le bus direction Edinburgh (fallait bien…) Et j’ai pu prendre quelques autres photos en route.
Comme en passant le long du Loch Awe.


(Oui, oui, il faisait vraiment beau, ce jour là. Pas une seule goutte de pluie, et on devait avoisiner les 20° :P )

Le bus s’est arrêté à Tyndrum, petit patelin paumé, et fallait attendre 5 minutes pour le prochain pour Edinburgh. Ou une heure.
J’ai choisi d’attendre une heure, et d’aller me balader avec mes pannetons pendant ce temps là.

(La vieille maison abandonnée, qu’elle me plairait bien, à moi… Enfin, je dis ça…)

Et après passage à la station-service/restaurant/café/épicerie/magasin de souvenirs pour chercher de l’eau, j’ai repris le bus, pour arriver vers 19h à Edinburgh.

Et j’ai décidé de tenter le pub. Huhu.
Et vu que y’en avait un juste à côté, c’était pas dur. (En même temps, là-bas, y’en a un à tout les coins de rues, donc… ce serait être de mauvaise foi que de dire “C’était trop loin”).
Le problème, c’est que les anglais écossais britanniques sont très stricts en ce qui concerne l’alcool… et les jeunes.
Et que si t’a moins de 18 ans, tu ne rentres pas. Même si c’est pour un jus d’orange. Non, mon ami, tu reste dehors, et tu va t’en acheter un chez l’épicier du coin, juste là.
Bref, techniquement parlant, ça ne devrait pas me poser de problème, vu que j’ai dépassé la date de péremption depuis un an et demi.
Sauf que c’est pas encore marqué sur ma tête.
Et que la carte d’identité, les amis, j’ai du la sortir.
Plusieurs fois.

Ajoutons à ça que c’est de la carte d’identité française, il faut le temps qu’ils comprennent où que c’est, la date de naissance. Et après, faut faire le calcul. (J’ai de la chance, encore, je suis de 1990, c’est facile à calculer :D )
Bref, cette formalité passée, le pub, c’est très sympathique.
Au lieu des matchs de foot, ils passent les championnats du monde de fléchettes.
Et croyez-moi, c’est beaucoup plus passionnant à regarder.

Et la bière n’est pas mauvaise non plus (oui, j’ai testé, parce que quand même, mais non, vraiment, je ne suis pas rentrée à quatre pattes à l’auberge.)

Bref, le samedi, c’était une journée chouette.

 
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